Le jour se lève

•14 juin 2017 • Laisser un commentaire

Allongée,  alors que le jour se lève,

Je regarde la lumière fragile et si perçante,

Se glisser à corps perdu

Dans la nuit déjà déchue,

Tel le bonheur à un moment inattendu.

 

Allongée, alors que le jour se lève,

Je pense à cet instant impalpable et si probable,

A ce futur lointain et si présent,

A ce moment distant et si  imminent,

Où nos lèvres murmureront,

A peine audibles et si perceptibles,

Trois mots tendres et si rassurants.

 

Allongée, alors que le jour s’est levé,

Je pense à toi, si loin et si proche,

Si tendre et si fort,

Tu es là avec moi,

A partager ces instants, magiques et si discrets, simples et si beaux,

Qu’ils dureront entre toi et moi une éternité.

 

 

Pour Olivier…

La petite fille et les nuages

•15 mars 2016 • Laisser un commentaire

 

Il était une fois une petite fille. Elle était si petite que personne ne faisait attention à elle. Elle ne parlait jamais et souvent ses grands yeux étaient remplis de larmes. Tous les enfants de l’école ne lui parlaient pas. La petite fille se sentait seule. Elle n’arrivait pas à parler, le plus souvent elle écoutait, mais elle ne disait jamais rien. Quand elle rentrait chez elle, ses parents n’étaient pas encore rentrés, ils travaillaient beaucoup, elle se réfugiait dans sa chambre bleue. Sa seule compagnie était ce vieux chat gris, triste lui aussi, qui passait son temps à dormir. Parfois, la petite fille regardait le ciel par la fenêtre de la chambre. Je suis comme les nuages, pensait elle, on les regarde, ils passent, se fondent dans le ciel et disparaissent.

La petite fille aurait voulu être belle, expressive, celle que tout le monde regarde. Mais elle était timide, réservée et somme toute ordinaire. Elle aurait préféré être invisible, que personne ne la voit au lieu d’être visible mais ignorée de tous.

Les yeux dans le ciel, elle regardait ses nuages. Au premier regard, ils se ressemblent, diffus, blanc ou gris, des formes quelconques qu’on oublie aussitôt. Mais en insistant, la petite fille voyait beaucoup d’autres choses, ils prenaient des formes animées, de cœur, de lapins ou d’autres animaux. Ils se disloquaient pour se reformer en une autre forme. Elle pouvait passer des heures ainsi à divaguer, à errer parmi les nuages.

Elle aimait les jours de pluie regarder tous ces nuages tristes qui pleurent. A ce moment-là la petite fille pleurait aussi. Je suis comme un nuage, pensait-elle, chargé de pluie, lourd parfois, ils ont besoin de pleurer.

Un jour, je rejoindrais les nuages et je deviendrais un nuage, alors, peut-être je serais à ma place.

Plus les années passaient, plus la petite fille qui devenait jeune femme voulut rejoindre les nuages.

Elle travailla très dur à l’école, elle voulait être pilote d’avion.

Le jour où elle pilota son premier avion, elle se sentit vivre, elle traversait les nuages, les voyait au plus près. Son rêve se réalisait. Soudainement son cœur chargé devenait léger et dès qu’elle atterrit, elle s’empressa de parler avec les autres élèves de l’école, aussi passionnés qu’elle. De façon incroyable, la petite fille triste était devenue une femme radieuse que l’on regardait.

Du petit nuage, elle était devenue une étoile.

Parce que

•26 juin 2015 • Laisser un commentaire

Parce que ma peau frissonne quand tu es là,

Parce que mon cœur s’emballe quand je te vois,

Parce que mon corps tremble, quand tu t’en vas.

Parce que je donnerais tout pour te voir sourire,

Parce que je me ferais clown pour t’entendre rire,

Parce que je deviendrais féline pour te faire frémir.

Parce que quand tu n’es pas là, je me languis de ton absence,

Parce que quand tu ne dis rien, je sonde ton silence,

Parce que quand tu es loin, je perds tous mes sens.

Alors si tu me demandes pourquoi je t’aime,

Je te répondrais tout simplement parce que.

Solitude

•1 janvier 2015 • Laisser un commentaire

Solitude
Dès que le calme vient, je te sens
Plus menaçante, plus enveloppante
Tu te faufiles dans les méandres de mon esprit
Et je divague jusqu’à oublier ce qui m’entoure.

Solitude,
Tel un monstre lugubre, tu rôdes
Prête à saisir ta proie quand elle s’affaiblit
Tes tourments deviennent les miens
Et je me noie dans un désarroi.

Solitude
Partout où je vais, tu me suis
Tu es l’ombre que je fuis
Rapide, tu t’immisces et t’invites
Et je ne m’y attends pas

Solitude
Qui es-tu à part moi ?
Tu es là contre moi
Tu es là avec moi
Et je ne peux rien faire sans toi

Trois mots

•29 décembre 2014 • Laisser un commentaire

J’aurai voulu te dire trois mots

Dans l’ordre ou le désordre

Dans la liesse ou la tristesse

 

Trois mots indélébiles

Qui chantent et pleurent

Qui meurent et renaissent

 

J’aurai voulu te dire trois mots

Parfois stériles parfois utiles

Parfois arrachés parfois accordés

 

Trois mots sincères

Qui émeuvent et apaisent

Qui touchent et réchauffent

 

J’aurai voulu te dire trois mots

Trois mots qui parfois sonnent faux

Trois mots qui parfois donnent chaud

Trois mots qui toujours sont beaux

Je t’aime

Gomineau, le petit moineau

•13 mai 2014 • Laisser un commentaire

ImageIl était une fois un tout petit moineau qui s’appelait Gomineau. Gomineau était un bébé moineau qui n’avait pas de chance. C’était le plus petit de toute la couvée, le nid était si petit que ses frères et sœurs l’en avaient expulsé. A peine venait-il de naître qu’il se retrouva quelques jours plus tard, tombé du nid tout en bas de l’arbre. Gomineau commençait bien mal sa vie.

Tout seul dans l’herbe grandissante du printemps, Gomineau ne savait pas quoi faire. Il commença par piailler, mais ses petits cris étaient inaudibles. Il essaya de se lever, mais ses petites pâtes étaient bien trop fragiles. IL agita ses petites ailes, mais elles étaient bien trop petites.

La nuit tombait, et Gomineau était toujours là au pied de l’arbre, sa maman l’avait abandonnée. Le petit moineau avait juste un petit duvet et la nuit au printemps était encore fraîche. Gomineau savait par son instinct que s’il ne se cachait pas, il finirait par mourir de froid ou servirait de repas à un prédateur passant par là.

Il était courageux Gomineau. Pourtant très faible, il se mit à trotter de façon maladroite pour chercher un abri.

Mais à peine fit-il quelques pas que quelque chose le saisit à toute vitesse. Gomineau ne savait pas ce qu’il se passait, il volait dans les airs coincé dans les griffes d’un oiseau bien plus grand que lui.

Le voyage lui sembla interminable. Les griffes refermées sur son petit corps commençaient à lui faire mal. Mais que se passait-il ? Apeuré, le petit moineau finit par s’évanouir.

Quelques heures plus tard, Gomineau était étouffé par des plumes d’oiseau, il avait très très chaud et ne pouvait presque plus respirer, il sortit sa petite tête de cette masse qui le recouvrait et alors….il vit deux grands yeux jaunes qui le regardait. Gomineau prit peur et se cacha. Puis, il avait tellement chaud qu’il prit à nouveau l’initiative de sortir sa petite tête.

La grosse maman hibou qui avait recueilli Gomineau lui tendait des petits vers que le petit moineau goba tout entier tellement il avait faim.

Gomineau était content, il était tout seul dans un grand nid et mangeait à sa faim. Sa maman adoptive hibou était très câline et le petit moineau si malheureux à sa naissance était maintenant le plus heureux de tous les moineaux.

Au fil des jours, Gomineau, si frêle, était devenu un moineau très robuste et très fort. Ses ailes étaient devenues assez grandes pour qu’il puisse prendre son envol. Gomineau, à force de suivre sa maman hibou dans les airs était devenu très endurant. Il parcourait ainsi des kilomètres sans se fatiguer.

La chance avait fini par sourire à Gomineau, qui bien plus puissant et plus courageux que tous les moineaux, volait aux côtés des oiseaux migrateurs.

Je tremble, je sens mon coeur battre

•22 avril 2014 • Laisser un commentaire

Je tremble, je sens mon cœur battre,

J’aurai pu hurler,

Pour que tu m’entendes,

Mais tu étais parti.

A quoi bon crier,

Tu ne m’entendrais plus.

 

Je tremble, je sens mon cœur battre

La peur du vide m’enivre,

Ma tête tourne,

Loin de toi je suis perdue,

Aussi petite et légère qu’une plume,

J’erre et je divague.

 

Je tremble, je sens mon cœur battre

Dans un lit immensément grand,

Comme une goutte d’eau perdue dans l’océan,

A braver les vagues pour retrouver sa source.

 

Je tremble, je sens mon cœur battre,

Mais tu n’es plus là,

Pour me serrer dans tes bras,

Et dans le lit devenu océan salé,

Je finis par me noyer,

A quoi bon crier,

Tu ne m’entendrais plus.